Tu négocies, tu t'allies, tu trahis peut-être. Chacun autour de toi joue sa propre partie, dans la même galaxie que toi.
Ton empire. Tes décisions. Ta galaxie.
Pose ta première colonie, monte ta première flotte, et vois jusqu'où tu peux pousser. Trente mille systèmes, des milliers d'empires, une seule galaxie.
Ton empire avance sans toi et ne te punit pas de partir. Tu joues quand tu veux, le temps que tu veux.
Tends une embuscade au seuil d'un système, coupe une route de fret, surprends une flotte au-dessus d'une lune. Là où tes vaisseaux passent, tu peux frapper.
Ton peuple décide où tu t'installes sans effort, où chaque ouvrage te coûte plus cher, et ce qu'il te faudra aller chercher ailleurs. C'est ton premier choix, et il est définitif.
On ne leur demande pas d'où ils viennent, mais par où ils sont passés.
Ils peuvent s'installer à peu près n'importe où, sans être parfaitement adaptés nulle part.
Leurs villes flottent, et leur fortune est au fond.
Leurs villes tiennent la surface des mondes océaniques, au milieu des routes les plus fréquentées, et tout ce qui les fait vivre remonte du fond.
Ce qu'ils bâtissent, leurs arrière-petits-enfants l'entretiendront.
Ils habitent les mondes les plus lourds et les plus coûteux à prendre, mais chaque perte se compte en générations.
Le jour leur brûle les yeux. Ils ont appris à lire le noir.
Ils vivent sur les lunes des géantes, au seuil des systèmes, là où passent toutes les arrivées.
Tu bâtis, tu extrais, tu nourris. Chaque monde tient ses propres stocks : ce qui manque, il faut aller le chercher et le faire voyager.
Ta population grandit, se lasse, ou se soulève. Un monde mal tenu finit par partir — et il emporte ce que tu y as bâti.
Tu les composes, tu les lances, tu les places en embuscade. Les ordres que tu écris avant le départ commandent à ta place.
La suite n'est pas écrite.
Tu n'arrives pas trop tard. Ton premier monde t'attend, et ce qu'il deviendra ne dépendra que de toi.